Communiqué de presse sur la Semaine des femmes de génie #LesFemmesOntDuGénie

Courant Constructif se voue à la présentation d’un modèle intégral de société pour le 21ème siècle. Chaque siècle a eu sa transition sociétale, son paradigme et ce nouveau siècle n’y fera pas exception. Mais au-delà, c’est une nouvelle civilisation qui se prépare devant nous, et elle ne saurait se faire sans la moitié de l’humanité.

La semaine #LesFemmesOntDuGénie, au-delà de la recherche d’égalité conformément aux ODD de l’ONU, ne relève pas tant du féminisme que de l’intelligence sociale, de l’humanisme, de la recherche de progrès commun. Jamais l’humanité ne s’est retrouvée confrontée à tant de murs, tant de paramètres évolutionnels, pour un enjeu aussi conséquent que rien de moins que l’avenir de l’humanité. La conscience sociale semble prête à reconnaître la femme, toujours largement objectivée, désormais en tant qu’individu, même si des résistances perdurent des deux côtés. Les uns s’accrochant à leurs prérogatives historiques abusives indues, les autres portées par l’habitude de leur condition, n’ayant pas conscience de leur force, ou ne cherchant tout simplement pas à l’exprimer.

Pourtant, les femmes sont particulièrement sensibles aux nouveaux paradigmes. Pragmatiques, elles les intègrent volontiers s’ils fonctionnent et offrent un meilleur avenir pour tous. Et les actions menées par des femmes, pourtant innombrables et source de bien des évolutions dans l’Histoire sont aussi rarement connues qu’elles sont exemplaires.

Aussi, Courant Constructif initie cette semaine, réunissant les dates anniversaires de Ada Lovelace et Camille Claudel, toutes deux représentatives du génie féminin et de la condition féminine afin que chacun puisse, sur les réseaux sociaux, sous l’égide du hashtag #LesFemmesOntDuGénie, présenter celles qui représentent cette puissance féminine pour la mettre en exergue et inciter celles qui hésitent encore à prendre leur place qui leur revient naturellement de droit pour construire cette nouvelle civilisation et rejoindre ainsi celles qui ont fait Histoire.

L’intention est d’inciter chacune à conscientiser non seulement ses capacités mais son intérêt d’en faire bénéficier la société. De manière à ce que plus s’impliquent dans la grande aventure, occupant la place qu’elles ne doivent pas abandonner à d’autres. Courant Constructif espère ainsi non seulement permettre l’écho de sa proposition systémique intégrale unique, mais également bénéficier de la gigantesque force que les femmes représenteront au 21ème siècle.

Taron Sadirac Viellenave le 2 décembre 2020

 

Courant Constructif
29 avenue Jean Moulin, 63200 Mozac, France

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Video d’intro : Les femmes ont du génie

Articles introductifs :

La Semaine des femmes de génie – Du 7 au 13 décembre

Pour un féminisme constructif : introduction à la Semaine des femmes de génie

Les femmes ont un rôle essentiel à jouer dans la transition

Qui est Courant Constructif ? Que soutenons-nous ? Qu’est-ce que nous combattons ?

 
Nous sommes progressistes, humanistes… et altercapitalistes libéraux, une position que nous justifions facilement. Nous combattons fermement toute idée mortifère de décroissance. Nous combattons aussi le néolibéralisme, issu de la financiarisation de l’économie consécutive à l’acharnement à la préservation de l’emploi pour lequel on a favorisé l’entreprise et le capital au détriment du salarié. Et nous expliquons que la transition écologique implique des investissements financiers massifs, dans une industrie qui exploite l’anthropie du 20ème siècle comme une ressource naturelle, de sorte que les actes de consommation deviennent des puits de carbone. Que la bassine en plastique à deux balles pour faire la vaisselle soit à base de CO2 et plus de pétrole. Mais nous combattons aussi la surconsommation et son productivisme effréné en soutenant une vision sociétale systémique profondément intégrée et cohérente, positive à tous.
 
Pour tout cela il faut que la population soit directement impliquée dans l’économie. Que l’économie soit plus démocratique, il faut que le citoyen ait une véritable influence sur les grandes orientations politiques et économiques. Et c’est en ce sens que notre vision systémique extrêmement poussée de cette société nous projette. Le premier palier de la transition écologique, c’est la fin de l’emploi comme socle de la distribution de la création de richesse. De libérer de l’emploi le plus de gens possible va non seulement revaloriser le travail de ceux qui sont indispensables, soulagerera l’industrie de la contrainte de surproduire pour donner du travail. Donc la production pourra devenir plus qualitative, plus valorisée. Et, automatisée, la fabrication des machines induira une nouvelle industrie à très forte valeur ajoutée. Et nous nous retrouvons de surcroît avec une frange de la population susceptible de représenter une nouvelle couche productive.
 
Et c’est là que notre concept économique entre en ligne de compte. Cette nouvelle couche économique pour être productive doit bénéficier d’un environnement favorable à l’initiative. Ce qui ouvre la perspective à la société de bénéficier de la créativité et de la sensibilité du public. Ce système économique, dynamique, interactif, permet à tout un chacun de porter son propre projet en le faisant valider par le nombre qui va le soutenir ou le rejeter et ainsi choisir le devenir du paysage économique et donc politique. Ce qui fait qu’ainsi l’ensemble des acteurs bénéficie des retombées de ces actions, générant un revenu contributif qui vient s’ajouter au revenu de base indispensable pour garantir cette liberté de mouvement.
 
Et donc la société se retrouve exposée aux actions directes de la population, qui ne manquera pas de rejeter tout projet qui ne soit pas porteur d’avenir, polluant, irrespectueux des uns ou des autres, maltraitant des animaux, etc.. Nous prônons ainsi une société intégrée reposant sur un capitalisme dit “des parties prenantes”, c’est-à-dire où tous les acteurs de l’économie retirent les fruits. Par opposition à aujourd’hui où l’ouvrier travaille quand il a un boulot, subit le système quand il n’en a pas, va déposer son argent à la banque, qui l’utilise pour financer ce que bon lui semble, selon ses propres intérêts.
 
Nous avons donc une vision écologique profondément systémique, qui implique les grandes transitions : énergétique, écologique, agroécologique, mais aussi industrielle, sociétale, financière, économique. Et il n’y a rien d’utopique, tout est spécifiquement pensé pour être plausible en prenant en considération toutes les grandes évolutions futures, comme la transversalisation de la production, grâce à l’imprimante 3D ou les fablabs, qui vont compromettre les outils de production du grand capital, puisque un bouton de gazinière fabriqué chez soi ne l’est plus dans une usine, induisant une attrition du coût marginal de production, amenant de nouveaux paradigmes dans l’avenir que nous aurons permis d’atteindre par notre vision évoluée de la société contemporaine et que nos suivants pourront alors aménager. Notre devoir aujourd’hui est de préparer la société à ce changement, sans chercher à tout bouleverser, faire autant que possible, pas plus que nécessaire, mais que ce soit à l’échelle de l’urgence climatique et sociale.
 
Thierry Curty, designer sociétal, pour Courant Constructif

Courant Constructif n’est pas contre :

L’emploi ! Courant Constructif est contre l’acharnement à créer de l’emploi de plus en plus mauvaise qualité et peu gratifiant au détriment de la possibilité pour les gens de contribuer dynamiquement à la société au lieu de gâcher leur vie au boulot. Mais nous soutenons évidemment l’emploi de bonne qualité, avec une fonction utile, bien rémunéré, avec des perspectives de développement personnel, librement consenti. Mais nous soutenons aussi l’économie du 21ème siècle, avec une nouvelle couche productive, vivant du revenu contributif dans une économie plus interactive, plus démocratique, plus écologique, plus collaborative, reposant sur l’intelligence collective.

Le nucléaire ! Courant Constructif est contre les pro-nucléaire. Le nucléaire est incontournable dans la transition énergétique, parce qu’il a des qualités évidentes. Même s’il est bien plus générateur de CO2 que ce que prétend la propagande que le lobby est parvenu à imposer, il reste une énergie faiblement carbonée. Le danger peut être relativement bien maîtrisé et les déchets pourront être résolus dans l’avenir. Certains pays n’ont pas d’autre choix que de construire de nouvelles centrales, comme la Chine, dont la dépendance au charbon est telle que la seule solution possible pour s’en désintoxiquer est le nucléaire, qui est la seule énergie à pouvoir fournir rapidement une densité d’énergie suffisante pour réduire sa dépendance au charbon. Mais la Chine ne croit pas au nucléaire sous cette forme, elle met tout ce qu’elle a dans la fusion et les énergies renouvelables. Et en France, le nucléaire est là, il faut faire avec, c’est une opportunité, mais à condition de ne pas construire de nouvelles centrales et d’arrêter l’existant au fur et à mesure du déploiement des énergies renouvelables. Et, surtout, ne pas l’utiliser pour produire de l’hydrogène, qui n’apporte rien.

Le train ! Courant Constructif est contre les anti-avions. L’avion est le socle du transport aérien qui représente l’avenir, alors que le train est obsolète. Dans l’avenir l’avion tel que nous le concevons va considérablement évoluer. Il va être remplacé sur les distances de moins de 1500 km par des drones de transport collectif, qui ne nécessitent pas d’aéroports. Pour les distances moyennes il sera électrique et pour les longues distances, il sera hybride ou à hydrogène avant d’être un jour électrique. A ce moment-là l’avion sera neutre en carbone avant même de devenir potentiellement négatif. Le train, lui, aura toujours ses nuisances, il sera toujours aussi onéreux, et comme il ne peut que difficilement évoluer technologiquement, il sera alors le moyen de transport le plus émetteur. Tellement de moyens de transports différents, plus pratiques, moins chers, plus funs, auront vu le jour que plus personne ne le prendra. Mais ça ne signifie pas qu’il disparaîtra comme par magie. Il faudra trente ans à l’humanité pour accepter l’idée qu’il est obsolète. Encore vingt ans pour qu’elle décide de l’abandonner. Puis encore trente ans pour le faire. Et la fin ne subsisteront plus que les grandes lignes traditionnelles, parce que pour le fret on ,ne sera pas près de faire mieux de sitôt.

Les économies d’énergie ! Courant Constructif n’est évidemment pas contre les économies d’énergie. L’efficacité énergétique, c’est très bien. Mais il est absurde d’en faire le fer de lance de la transition écologique alors que la transition c’est de changer d’énergie et de consommer de plus en plus d’énergie plutôt que de la matière, pas de l’économiser. L’efficacité énergétique est un des paramètres de la transition énergétique, plus nous serons efficients, plus nous pourrons réduire la consommation de ressource et ainsi transférer nos besoins sur l’énergie. Ce qui est absurde c’est de s’acharner à réduire la consommation d’énergie au détriment du changement d’énergie qui est l’un des piliers de la transition écologique. Isoler les logements c’est très bien, mais à condition de ne pas le faire de manière hystérique à marche forcée en gaspillant un pognon de dingue pour faire tourner à fond les usines de production d’isolants ou de fenêtres en plastique en produisant massivement de l’hydrogène avec du nucléaire histoire de faire bon poids.

Les productions locales ! Courant Constructif aime le local, que ce soit en agriculture ou industrie ou société civile. Mais c’est à condition que les productions industrielles locales soient rentables et dignes de notre niveau de développement économique. Si ce n’est pas le cas elles doivent être délocalisées chez des émergents pour les développer et ainsi enrichir nos futurs clients, en plus de tirer vers le haut toute l’humanité. Et que la production locale agricole ne soit pas à un niveau tel qu’en cas de pénurie une mauvaise année le territoire concerné se retrouve à connaître la disette. Il faut être conscient de l’intérêt de la mondialisation agricole qui garantit à tous ceux qui y contribuent d’avoir leur part, même s’il y a une mauvaise année ici ou là. En fait, Courant Constructif aime tellement le local que nous portons même une solution de mondialisation agricole reposant sur la blockchain plutôt que la standardisation variétale et la centralisation de la production dans de gigantesques coopératives. Un système qui permet à la fois de bénéficier de la mondialisation agricole et de consommer local une meilleure qualité en garantissant une plus grande diversité variétale.

La mobilité douce ! Courant Constructif est très favorable à la mobilité douce. Nous soutenons la fin de la voiture en centre-ville, le vélo et ses pistes cyclables, les zones piétonnes, tout ça. Mais c’est en restant conscients que l’avenir n’est pas aux transports en commun, mais au petit collectif et au transport individuel. L’avenir est à l’automobile, partagée ou non, en transport collectif ou non, mais non, l’avenir n’est ni dans le bus, ni dans le tram, ni dans le train. Dans trente ans nous aurons des bus volants de 15 places nous permettant de faire Paris-Münich, Toulouse-Lille ou Bordeaux-Francfort comme aujourd’hui nous faisons Roissy CDG-Gare de Lyon en bus. Nous allons abolir la distance interurbaine comme nous avons raccourci continuellement les distances depuis le 19ème siècle. Il faudra vous y faire, mais un jour viendra où aller sur Mars sera aussi facile qu’au 19ème siècle aller à la ville voisine. Et tout ça proprement, évidemment. Nous irons de plus en plus loin, de plus en plus souvent, de plus en plus confortablement et de plus en plus proprement.

Les éco-communautés, le partage, la solidarité, la vie bucolique ! Courant Constructif rêve de tout ça et certains qui le portent sont même de véritables hippies. C’est juste que nous sommes conscients que la société de l’avenir n’est pas des éco-communautés solidaires dans la nature à déboiser pour cuisiner et se chauffer au bois. L’avenir est à la restauration de la nature et de la biodiversité, ce qui induit des sciences très avancées. A la décarbonation, ce qui induit une très puissante industrie. Un nettoyage de l’environnement, ce qui induit un déploiement massif de très hautes technologies. A l’interculturalité induite par le raccourcissement des distances, de voyager plus apprend à connaître l’autre et à l’accepter et ça, ça apporte la paix. Le repli sur soi, sur sa communauté, son territoire, sa nation, induit la jalousie, la crainte de l’autre, l’esprit de conservation et donc la défiance. L’ouverture, le libre-échange, c’est la paix. Le nationalisme, le protectionnisme, c’est la guerre. Vous voulez vivre en éco-communauté solidaire bucolique ? Faites-le, c’est génial, une belle vie, agréable, tranquille, paisible, Courant Constructif vous y encourage. Mais ne perdez pas de vue que l’avenir n’est pas fait de ce modèle décroissant qui compromettrait la transition écologique qui nécessite des moyens puissants et donc des investissements colossaux reposant sur une connaissance issue de la formidable croissance du 20ème siècle.

Le petit commerce ! Courant Constructif n’est pas pour la grande distribution. Ce que nous attaquons c’est le modèle du petit commerce de centre-ville pour s’approvisionner et qui de toute façon sera inatteignable une fois que la voiture sera sortie des centre-ville. Faire ses courses en ville à pied, à vélo ou en transports en commun n’a rien de pertinent. Et imaginez les milliers de camions qui aujourd’hui alimentent les supermarchés en centre-ville pour alimenter les commerces. Courant Constructif est pour la fin des supermarchés qui hérissent les campagnes et un système de distribution du 21ème siècle. Les petits commerces en ville ne vendent plus rien, ils présentent les produits, qui ensuite sont livrés à domicile par des drones depuis de grands centres logistiques. Moins de supermarchés, pas besoin de véhicule pour aller faire ses courses, les centre-ville sont redynamisés et on y trouve tout ce qu’on veut puisque les commerces peuvent proposer plus de produits vu qu’ils n’ont pas besoin de stocker.

Les communs ! Courant Constructif adore les communs. Mais à condition qu’ils ne soient pas la règle, qu’ils ne soient pas une contrainte, qu’ils relèvent d’un choix démocratique local. Qu’ils ne compremettent pas le développement économique ou financier. Qu’une municipalité décide de racheter tous les terrains agricoles alentours pour les gérer démocratiquement ou qu’elle veuille gérer son eau elle-même, nous l’encourageons, c’est nos objectifs. Mais c’est à condition que ça n’entre pas en confrontation avec l’individualité, la propriété, l’investissement. Courant Constructif est adepte de la décentralisation, les décisions de l’Etat ne peuvent être compatibles comme par magie avec chaque territoire que seule sa population connaît et comprend. Nous soutenons une interaction territoriale forte et nous avons une vision très claire de tout ceci. La clé restant la conscience des choses et de permettre l’autodétermination sans compromettre le développement national et au-delà.

Le 20ème siècle ! Courant Constructif adore le 20ème siècle, qui a élevé l’humain comme jamais. La violence a reculé, la qualité de vie pour une fraction grandissante de la population a atteint un niveau unique dans l’Histoire. La maladie a reculé, l’espérance de vie a progressé, la cognition a littéralement explosé, apportant une connaissance incroyable faisant que des milliers de choses triviales aujourd’hui relevaient de la pure science-fiction il y a seulement quelques décennies. Au point que l’Humanité s’apprête à changer de civilisation. Nous ne sommes pas à la fin du monde, mais à la fin d’un monde. Ce n’est pas la fin de l’aventure humaine, c’est son début. Nous sommes la fin de la préhistoire de la civilisation, comme Néandertal a été la fin de la Préhistoire de l’Humanité. C’est maintenant que l’aventure humaine commence. C’est maintenant que l’Humanité a enfin acquis la connaissance nécessaire pour se soustraire progressivement à la contrainte de la ressource. Alors non, Courant Constructif n’est pas contre le 20ème siècle, nous sommes juste conscients que nous sommes au 21ème siècle.

 
Pour Courant Constructif, l’intelligence gagne toujours à la fin !
 
Thierry Curty

Pour une vision constructive de l’avenir – par Thierry Curty

Thierry Curty

Le réchauffement climatique pourrait menacer l’avenir de l’humanité, ce ne sera pas le cas. C’est le cas aujourd’hui avec la trajectoire politique, mais elle va changer. Et le réchauffement climatique est la plus formidable opportunité économique de l’Histoire de l’Humanité, à plus d’un titre. Non seulement il va imposer un effort industriel colossal, en dizaines de milliers de milliards, avec un potentiel de rentabilité gigantesque, mais en plus, universel. Pour la première fois de l’Histoire toute l’Humanité se retrouve confrontée à un problème face auquel elle est condamnée à s’unir, de même ordre de grandeur que ce que l’on peut voir dans les films de science-fiction avec une invasion extra-terrestre mondiale. La fin de l’énergie fossile signe l’émergence d’une nouvelle énergie humaine, et pas seulement pour pédaler sur son vélo cargo.

Pour la première fois de l’Histoire toutes les populations, sans exception, sont concernées par le même problème, la même menace définitive. Pas forcément les mêmes conséquences, mais systémiquement de la même origine avec la même réponse pour tous. Les premiers réflexes sociaux sont les velléités de renfermement sur soi, le retour du populisme avec le protectionnisme, l’isolationnisme avec un regain de frontières dans un ultime conditionnement reptilien de repli sur soi. Mais la négation du problème ne pourra que le rendre plus prégnant et passé cet épisode, une fois la raison restaurée, l’humanité intégrera l’idée de coopération, tout simplement pour continuer d’exister.

Les flux financiers sont en pleine réorientation et dans cette décennie, la plus importante de l’Histoire de l’Humanité, il va se passer des choses incommensurables qui nous promettent une hausse du PIB d’au moins 5% d’ici 2050, avec un chiffre d’affaires déjà connu de 700’000 milliards. La menace n’a jamais été aussi complexe ni d’une telle ampleur, mais la formidable croissance du 20ème siècle, responsable du problème, a fait que jamais les possibilités n’ont été si considérables. De fait, le 21ème siècle, loin d’un siècle de privations et d’austérité sera un siècle d’opulence pour tous. La transition écologique sera source d’une colossale création de richesse néguentropique. L’anthropie du 20ème siècle est la richesse du 21ème siècle. Ce qui est la source du problème aujourd’hui est la solution de demain.

L’Humanité va souffrir comme jamais elle n’a souffert dans toute son Histoire. Il y aura des famines, des canicules, des cataclysmes. La mondialisation se retrouve stoppée dans son élan, par la volonté des mieux lotis de ne pas permettre à ceux qui le sont moins d’accéder à leur niveau de vie pour assurer un avenir à l’humanité. Il était question de faire en sorte que tous bénéficient du progrès, que tout le monde accède au niveau de vie le plus élevé. Et aujourd’hui il s’avère que cela ne semble pas possible. Il y aura des tensions, parce que ce sont ceux qui ne sont responsables de rien qui souffriront le plus et le reprocheront aux responsables. Mais ce n’est que le système productif actuel qui contredit la mondialisation, c’est une question de technologie, d’industrie. Le temps de la conscience universelle des possibilités et dans quelques décennies les choses ce seront apaisées sous les efforts communs de l’évolution du paysage économique. Après ces changements imposés par les éléments, jamais l’Humanité n’aura été aussi soudée. Ce qui aujourd’hui contraint le processus de mondialisation sera là aussi, contre-intuitivement, la cause de son accomplissement. La peur de l’avenir en raison de l’inconscience des possibilités induit la jalousie du Nord sur le Sud. La conscience des possibilités accélérera l’élévation du Sud, sinon par humanisme, par intérêt, puisqu’ils sont les futurs marchés du Nord. Elever le Sud est l’avenir du Nord.

Cette conscience des possibilités, naissante aujourd’hui, fera naître une industrie puissante au sein d’une nouvelle dynamique socio-économique reposant sur un paradigme systémique entièrement renouvelé, plus respectueux de l’environnement, mais aussi de l’humain et source de prospérité confortable. D’ici la fin du siècle, la Terre sera dépolluée, le taux de CO2 sera plus faible qu’avant la révolution industrielle. L’Humanité sera débarrassée de la contrainte du travail. Le capitalisme relèvera de l’Histoire. L’énergie sera illimitée, propre et gratuite. Et sous ces nouveaux paramètres, le monde aura un fonctionnement très très différent de ce qu’il est aujourd’hui.

On n’en perçoit pas encore forcément les conséquences, mais le changement est là, il est en cours, profond, à tous les niveaux, sur tous les territoires. Il est massif, déterminé, même si tout le monde ne s’est pas encore entendu sur les voies à suivre. Chaque individu songe à son action et installe des panneaux solaires sur son toit qui alimente sa voiture électrique qui lui sert de source d’énergie. Chaque entreprise cherche à produire son énergie propre, à remplacer ses gobelets de machine à café, à disposer de véhicules électriques, à optimiser ses process. Dans la finance, désormais chaque investissement prend en compte l’incidence écologique, parce que de polluer coûte cher et compromet la rentabilité alors on va chercher la rentabilité dans l’investissement vert. Ainsi, ce sont des milliers de milliards qui quittent chaque année les secteurs polluants pour entrer dans les secteurs dépolluants, de plus en plus de milliers de milliards chaque année avec une population progressivement de plus en plus sensible à la cause et finalement de plus en plus coopérative pour s’assurer un avenir.

Thierry Curty