Qui est Courant Constructif ? Que soutenons-nous ? Qu’est-ce que nous combattons ?

 
Nous sommes progressistes, humanistes… et altercapitalistes libéraux, une position que nous justifions facilement. Nous combattons fermement toute idée mortifère de décroissance. Nous combattons aussi le néolibéralisme, issu de la financiarisation de l’économie consécutive à l’acharnement à la préservation de l’emploi pour lequel on a favorisé l’entreprise et le capital au détriment du salarié. Et nous expliquons que la transition écologique implique des investissements financiers massifs, dans une industrie qui exploite l’anthropie du 20ème siècle comme une ressource naturelle, de sorte que les actes de consommation deviennent des puits de carbone. Que la bassine en plastique à deux balles pour faire la vaisselle soit à base de CO2 et plus de pétrole. Mais nous combattons aussi la surconsommation et son productivisme effréné en soutenant une vision sociétale systémique profondément intégrée et cohérente, positive à tous.
 
Pour tout cela il faut que la population soit directement impliquée dans l’économie. Que l’économie soit plus démocratique, il faut que le citoyen ait une véritable influence sur les grandes orientations politiques et économiques. Et c’est en ce sens que notre vision systémique extrêmement poussée de cette société nous projette. Le premier palier de la transition écologique, c’est la fin de l’emploi comme socle de la distribution de la création de richesse. De libérer de l’emploi le plus de gens possible va non seulement revaloriser le travail de ceux qui sont indispensables, soulagerera l’industrie de la contrainte de surproduire pour donner du travail. Donc la production pourra devenir plus qualitative, plus valorisée. Et, automatisée, la fabrication des machines induira une nouvelle industrie à très forte valeur ajoutée. Et nous nous retrouvons de surcroît avec une frange de la population susceptible de représenter une nouvelle couche productive.
 
Et c’est là que notre concept économique entre en ligne de compte. Cette nouvelle couche économique pour être productive doit bénéficier d’un environnement favorable à l’initiative. Ce qui ouvre la perspective à la société de bénéficier de la créativité et de la sensibilité du public. Ce système économique, dynamique, interactif, permet à tout un chacun de porter son propre projet en le faisant valider par le nombre qui va le soutenir ou le rejeter et ainsi choisir le devenir du paysage économique et donc politique. Ce qui fait qu’ainsi l’ensemble des acteurs bénéficie des retombées de ces actions, générant un revenu contributif qui vient s’ajouter au revenu de base indispensable pour garantir cette liberté de mouvement.
 
Et donc la société se retrouve exposée aux actions directes de la population, qui ne manquera pas de rejeter tout projet qui ne soit pas porteur d’avenir, polluant, irrespectueux des uns ou des autres, maltraitant des animaux, etc.. Nous prônons ainsi une société intégrée reposant sur un capitalisme dit « des parties prenantes », c’est-à-dire où tous les acteurs de l’économie retirent les fruits. Par opposition à aujourd’hui où l’ouvrier travaille quand il a un boulot, subit le système quand il n’en a pas, va déposer son argent à la banque, qui l’utilise pour financer ce que bon lui semble, selon ses propres intérêts.
 
Nous avons donc une vision écologique profondément systémique, qui implique les grandes transitions : énergétique, écologique, agroécologique, mais aussi industrielle, sociétale, financière, économique. Et il n’y a rien d’utopique, tout est spécifiquement pensé pour être plausible en prenant en considération toutes les grandes évolutions futures, comme la transversalisation de la production, grâce à l’imprimante 3D ou les fablabs, qui vont compromettre les outils de production du grand capital, puisque un bouton de gazinière fabriqué chez soi ne l’est plus dans une usine, induisant une attrition du coût marginal de production, amenant de nouveaux paradigmes dans l’avenir que nous aurons permis d’atteindre par notre vision évoluée de la société contemporaine et que nos suivants pourront alors aménager. Notre devoir aujourd’hui est de préparer la société à ce changement, sans chercher à tout bouleverser, faire autant que possible, pas plus que nécessaire, mais que ce soit à l’échelle de l’urgence climatique et sociale.
 
Thierry Curty, designer sociétal, pour Courant Constructif

Auteur : Thierry Curty

Designer sociétal, fondateur de Renouveau Sociétal, inventeur d’un concept économique et sociétal, co-fondateur de Courant Constructif, auteur, Fervent contemplateur de l’Humanité. De convictions profondes et à l’esprit libre. Passionné d’Économie, de Sociologie, d’Écologie, dans une vision holistique, l’épistémologie est le moteur de ma réflexion, source de ma conviction. Je soutiens la transition sociétale, inéluctable à terme, préalable incontournable des grandes transitions, écologique, énergétique, agrobiologique, qui en sont ses corollaires, et tente de l’expliquer et la dédramatiser, de faire passer le message que loin d’être une fin elle est un nouveau commencement, une solution aux problèmes que nous rencontrons aujourd’hui. Inéluctable, mais aussi nécessaire et souhaitable, confortable pour tous.

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